Indépendance — liberté — souveraineté

La suisse est un État-providence libéral qui place ses citoyens — et non son gouvernement — au centre de ses préoccupations. Grâce à la démocratie directe, nous tenons en main les rênes de notre destin et nous pouvons réellement déterminer notre propre avenir. Les autres peuples subissent le diktat de plus en plus lourd de leurs gouvernements centralistes. Il n’en va pas de même en Suisse, où le peuple est souverain. Afin qu’il le reste, il s’agit de déjouer les tentatives d’immixtion de pays étrangers ou d’institutions indifférentes aux intérêts de nos citoyens. Le secret du succès helvétique repose en premier lieu sur notre indépendance.
Nous ne devons jamais sous-estimer l’importance de cette indépendance, car seul celui qui décide seul de son sort peut demeurer libre. Le peuple des Confédérés doit continuer d’avoir le dernier mot à l’avenir. Les décisions populaires doivent être appliquées sans « si » et sans « mais ». Cette démocratie directe unique au monde doit être préservée. C’est pourquoi l’UDC a lancé l’initiative populaire « Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l’autodétermination) »

Les droits populaires ne doivent pas seulement être sauvegardés, mais encore étendus. Il est exclu que des juges étrangers en viennent à se mêler des affaires suisses. Le droit suisse doit primer le droit étranger. De ce fait, l’adhésion à l’Union européenne est hors de question ! Attention, donc, aux tentatives d’adhésion larvée : ainsi l’accord-cadre avec l’UE qui prévoit l’adoption automatique (« dynamique ») du droit européen dans le droit suisse doit-il être clairement refusé. La Suisse ne doit jamais s’écarter du sentier de l’indépendance. Car il n’est pas d’autre chemin pour les hommes libres.

Oskar Freysinger

Défense et sécurité

Le système de la milice s’est avéré être le meilleur et le seul modèle de notre défense. Une neutralité armée perpétuelle est synonyme du destin de la Suisse et ne peut être maintenue qu’avec une armée de milice puissante. Celle-ci est la garante de la paix et de la sécurité de notre pays. Il est notoire, et bien au-delà de nos frontières que la Suisse est capable d’une défense acharnée en cas de besoin. C’est le principe même de la dissuasion armée. Et c’est en grande partie grâce au système de la milice, qui fait de tout citoyen un défenseur du pays.
Il faut donc tout faire non seulement pour préserver, mais encore pour consolider cet instrument essentiel de notre protection, qui comprend également une force aérienne crédible. La poursuite de la réduction des effectifs de l’armée affaiblirait de manière sensible notre stratégie de dissuasion et mettrait en péril notre sécurité.
Outre la défense, notre armée assume un rôle indispensable de soutien en cas de catastrophe. La nature nous pose parfois des défis considérables. Souvenons-nous simplement des désastres naturels de Brig-Glis et de Gondo. Une armée forte, capable de venir en aide aux citoyens en cas d’urgence, est une aide estimable dans de telles situations.
L’armée est sans doute le maillon le plus significatif, mais pas le seul maillon de notre sécurité. Celle-ci sous-entend évidemment aussi des corps de police bien formés et bien équipés, chargés de faire respecter l’ordre et le droit au quotidien. Mais notre facteur sécurité le plus important demeure le citoyen lui-même : le courage civique et la solidarité sont des vertus antiques des Suisses, que nous entendons préserver à tout prix !


La question de l’asile et des étrangers

La Suisse a construit sa prospérité des générations durant, pour aboutir à une communauté florissante. Ce succès économique a notamment eu pour conséquence que les opportunités d’emploi offertes dépassent nos propres capacités de travail. C’est pourquoi nous devons compter sur une certaine proportion de main-d’œuvre étrangère. A ces travailleurs, nous offrons volontiers de bonnes conditions d’existence pour autant qu’ils respectent nos us et coutumes.
La stabilité économique, politique et sociale contribue à une croissance constante de l’immigration. Notre qualité de vie est sans comparaison, et de ce fait la pression migratoire que nous subissons est bien plus importante que celle que connaissent, par exemple, nos voisins. La Suisse ne peut cependant pas se permettre une immigration incontrôlée et massive. Cela peut même nous conduire au désastre : chômage en augmentation, infrastructures surchargées, hausse des loyers et des prix immobiliers, érosion des terres agricoles au profit de l’habitat, pressions salariales, rétrécissement du marché du travail, chocs culturels, abus d’aides sociales, montée de l’insécurité et de la criminalité. La seule réponse éprouvée tient en une maîtrise cohérente de l’immigration. Avec l’initiative sur l’immigration de masse, le peuple suisse a déjà opté pour cette voie. Il incombe désormais au monde politique de mettre en œuvre le contrôle de l’immigration en conformité avec la volonté populaire.
L’emballement actuel de l’immigration met en péril notre liberté, notre sécurité et même notre prospérité. Les élus UDC s’emploieront de toutes leurs forces à ramener l’immigration à des dimensions soutenables, ainsi que le demande l’initiative acceptée par le peuple et les cantons.
La proportion anormalement élevée d’étrangers criminels et d’étrangers au bénéfice de l’aide sociale illustre également les ratages de notre politique en matière d’immigration. Ici encore, la clef du succès réside dans une limitation et un contrôle conséquents de l’immigration. Le regroupement familial et les prestations sociales pour les immigrés doivent être limités. Les onéreuses mesures d’intégration officielles doivent être limitées, car l’intégration relève en premier lieu de la responsabilité des étrangers. Ceux qui sont réfractaires à l’intégration, ceux qui ne respectent pas nos règles, nos us et nos coutumes, doivent être renvoyés de notre pays. Les naturalisations facilitées sont à proscrire. En particulier, les criminels et les assistés sociaux ne doivent pas être éligibles pour la naturalisation. Enfin, le droit de vote et d’éligibilité doit être réservé aux seuls Suisses. 
Les étrangers criminels doivent être renvoyés. Ceux qui abusent de notre droit d’asile doivent quitter notre pays. L’initiative nettement acceptée par le peuple et les cantons doit être appliquée de manière cohérente !
La Suisse possède une longue tradition humanitaire. La patrie de la Croix-Rouge est bien consciente du devoir chrétien consistant à prêter assistance aux êtres en détresse et à leur offrir l’asile. Cette main tendue est malheureusement souvent mal comprise et détournée. Il en est d’autant plus difficile de venir efficacement en aide aux vrais réfugiés. Les réfugiés économiques, ainsi que tous ceux qui ne voient dans notre politique d’asile qu’un raccourci vers les aides sociales, ne doivent pas avoir le droit à l’asile. La Suisse ne saurait accueillir tous ceux qui aspirent à un meilleur niveau de vie. L’aide aux réfugiés de guerre doit être avant tout prodiguée dans le contexte des zones de conflit. Les mêmes moyens financiers permettent d’en faire bien plus pour eux sur place que chez nous. Les fonds d’aide au développement doivent être avant tout destinés à l’aide sur le terrain et à soutenir l’autonomisation des victimes de conflits.

Christian_Grichting

Redevances, taxes et impôts

L’État a de plus en plus tendance, malheureusement, à surcharger les citoyens de redevances, de taxes et d’impôts. La première victime en est la classe moyenne, qui travaille dur. On observe aussi, en parallèle, une tendance constante à l’engraissement et à l’inflation de l’État. Celui-ci devrait se concentrer sur ses tâches essentielles et ne réclamer des citoyens que ce qui est nécessaire pour l’accomplissement de ces tâches (telles que la formation, la sécurité, la santé, les infrastructures, etc.). Ce n’est pas la mission de l’Etat que d’assumer toutes les tâches d’une société. Il s’agit plutôt de réhabiliter pour cela la responsabilité personnelle des citoyens.
La monstrueuse machine bureaucratique est l’un des postes les plus dispendieux du budget d’État. La prolifération des réglementations et des lois entraîne une démultiplication des chicanes bureaucratiques, qu’il s’agit de financer à coups de nouveaux prélèvements. L’UDC s’oppose résolument à la surréglementation de la vie quotidienne. La bureaucratie doit être maintenue aussi svelte que possible. Les recettes fiscales doivent être utilisées avec parcimonie et avec soin.
La même loi vaut pour l’État comme pour le simple citoyen : chaque franc dépensé doit d’abord être gagné. L’État ne doit pas dépenser davantage qu’il n’encaisse réellement. Le surendettement est à éviter à tout prix, car les dettes d’aujourd’hui sont les impôts de demain ! Par ailleurs, la croissance de l’État ne doit en aucun cas dépasser celle de l’économie.


L’agriculture et la problématique du loup

Notre population ne saurait se passer d’une agriculture forte et productive assurant une alimentation saine. C’est aussi l’une des garanties de l’indépendance helvétique. Avec le lancement de l’iniative sur la sécurité alimentaire, l’agriculture indigène devrait être remise à l’honneur. C’est là, en fin de compte, une prescription constitutionnelle. Les produits indigènes doivent être protégés contre le raz-de-marée de marchandises moins chères et qualitativement inférieures venant de l’étranger. Nos paysans méritent le soutien de notre État et de notre population. En effet, outre leur rôle dans l’approvisionnement alimentaire, ils assurent également une contribution essentielle au façonnement et à l’entretien de nos paysages. Nous en profitons tous : tant les citoyens, qui peuvent se ressourcer dans une nature magnifique, que les touristes, qui jouissent de paysages exaltants.
Malheureusement, la politique agricole actuelle prétérite les régions de montagne, confrontées à des conditions de travail très dures. Pour cette raison, elles doivent jouir d’un soutien spécial. De ce point de vue, la politique agricole de la Confédération donne parfois des impulsions erronées, par exemple s’agissant de la promotion de la biodiversité. Nos paysans ne doivent pas être réduits à de simples paysagistes. Leur mission essentielle consiste en la production d’aliments sains et riches, et il s’agit de ne pas l’oublier. Il est urgent, de ce point de vue, de limiter les carcans administratifs qu’on a vus croître démesurément ces dernières années.
Les grands prédateurs tels que le loup, l’ours et le lynx sont des entraves pour notre agriculture. Le loup n’a pas sa place dans un territoire aussi congru que la Suisse. Une agriculture efficiente et productive ne peut subsister que moyennant la protection et le soutien qu’elle mérite. La cohabitation de l’homme et des grands prédateurs ne peut pas fonctionner. Sinon, pourquoi nos ancêtres auraient-ils si opiniâtrement combattu l’ours et le loup sur leurs terres ? L’élevage d’ovins dans notre pays requiert beaucoup d’engagement et d’enthousiasme. La protection et la réintroduction d’espèces animales éteintes jusqu’il y a peu ne doit aucun cas aboutir au découragement des éleveurs de moutons et, au bout du compte, à l’abandon de leur activité.